RUBRIQUE : "STAGES JOBS 1er EMPLOI "



Chaque année 400 000 étudiants belges travaillent.
Voici des questions que tout étudiant à la recherche d’un job d’été doit se poser.

1. Comment trouver un bon job étudiant ?


Postuler à tout dès maintenant !


Cherchez dans les secteurs traditionnels des jobs d’été (eurêka, grande distribution, loisirs, nettoyage) mais également près de chez vous (commerces, PME et agences bancaires locales)
Inscrivez-vous dans une agence d’intérim
Faites fonctionner le bouche à oreille en indiquant autour de vous que vous êtes à la recherche d’un job étudiant
Utilisez internet pour votre recherche d’offres et pour postuler.


Image: basketman / FreeDigitalPhotos.net

2. Qu’est qu’un bon job étudiant ?


Un job où vous disposez d’un contrat en bon et due forme est essentiel. En l’absence de tout contrat, le job étudiant est formellement interdit. Un contrat écrit est obligatoire et doit être signé par l’étudiant lorsque celui-ci commence son travail. À moins que les parents y soient opposés, les étudiants de moins de 18 ans (et de 15 ans au moins !) peuvent eux-mêmes signer leur contrat et recevoir leur salaire.
Toutes les expériences sont utiles sur un CV, mais certaines sont plus utiles que d’autres : par exemple, celles qui consistent à travailler dans une autre langue où l’on souhaite travailler plus tard alors n’hésitez pas à travailler en Flandre ou dans une région frontalière comme l’Euregio. (http://www.liege-euregio.eu/ ou http://www.euregio.lu/)
Un job où l’on est payé correctement : l’étudiant gagne le salaire minimum prévu par la convention collective du secteur qui l’embauche. S’il n’existe pas de réglementation spécifique, l’étudiant a le droit le salaire mensuel minimum proportionnel à son âge, par exemple:

Un étudiant de 21 ans est en droit de recevoir 1.387,49 euros par mois.
Un étudiant de 18 ans est en droit de recevoir 1.137,74 euros par mois.
Un étudiant de 16 ans est en droit de recevoir 971,24 euros par mois.




3. À quoi faut-il faire attention ?


Soignez votre présentation, soyez courtois, polis et surtout montrer votre enthousiasme
Démarquez-vous des autres : si les étudiants disposent en général d’une expérience du travail modeste, rien n’empêche de valoriser votre spécificité : vous avez étudié déjà à l’étranger, vous êtes bénévoles dans une association, vous faites de la radio amateur... Ces éléments peuvent valoriser votre potentiel auprès de votre employeur.
Ne vous découragez pas et faites flèche de tout bois.

Source:

http://www.emploi.belgique.be/publicationDefault.aspx?id=3628


4. Combien de temps pouvez-vous travailler comme étudiant jobiste ?

Depuis 2006, vous pouvez travailler au maximum 46 jours par année civile dans le cadre d'un contrat étudiant.

Il s'agit de deux périodes distinctes de 23 jours :
• un quota de 23 jours durant les vacances d'été (juillet, août, septembre) ;
• un quota de 23 jours pendant les autres mois (janvier à juin et octobre à décembre)

Il faut payer pour la sécurité sociale comme étudiant jobiste?
En tant qu'étudiant jobiste, vous êtes en principe, comme les travailleurs ordinaires, tenu de verser une partie de votre salaire brut à la sécurité sociale.

La cotisation normale de sécurité sociale est toutefois remplacée par une « cotisation de solidarité ». Son pourcentage est nettement inférieur. Le montant de la cotisation dépend de la durée et de la période de l'emploi.

Sur votre rémunération au cours des vacances d'été (max. 23 jours de travail durant la période juillet-août-septembre), la cotisation retenue pour la sécurité sociale est de 2,5 pour cent. L'employeur paye en outre une cotisation de 5 pour cent.
Maximum de 23 jours
Pour les 23 jours maximum de travail étudiant prestés en dehors des vacances d'été, la retenue est légèrement supérieure. L'étudiant lui-même doit verser 4,5 pour cent de son salaire brut à l'ONSS, et l'employeur cotise 8 pour cent.

Ces montants particulièrement faibles ne s'appliquent que si les conditions relatives au contrat de travail étudiant sont respectées : il faut un contrat de travail étudiant écrit et le respect des deux quotas de 23 jours.

! NOUVEAUTE !
Bonne nouvelle aujourd’hui pour les étudiants jobistes !
Le Conseil ministériel restreint du 15 avril 2011 a marqué son accord sur la réforme du dispositif relatif au travail des étudiants, visant à assouplir et à simplifier les procédures actuelles : dès janvier 2012 l’étudiant pourra exercer 50 jours de travail toute l’année avec un seul régime de cotisations !

Les deux contingents existants avec leur taux de cotisations spécifiques (23 jours pendant l’été à 7,51%, 23 jours en dehors de l’été à 12,51%) seront remplacés par un contingent annuel avec un taux de cotisation de solidarité uniforme de 8,13% qui sera appliqué pour toute l’année. La ventilation entre les deux parties consistera en une cotisation de solidarité de 5,42 % à charge de l'employeur et de 2,71 % à charge de l'étudiant.

L’élargissement de la limitation du travail sous contrat d’occupation d’étudiant de 6 mois à 12 mois va permettre aux employeurs de pouvoir conclure des contrats d’un an et, par exemple, d’engager un étudiant un jour tous les week-ends pendant toute l’année ou pendant l’entièreté des deux mois d’été.

Chaque employeur devra faire une déclaration « multi Dimona » dans laquelle sera mentionné, par trimestre, le nombre de jours de travail étudiant réalisés sur la base du contrat conclu. Ces données apparaissent alors directement en ligne sur un compteur de l’ONSS. Ce compteur pourra être consulté à tout moment par l’étudiant et l’employeur. Ce dernier n’a par contre accès qu’au solde restant des jours de l’étudiant qu’il veut engager mais pourra donc désormais s’assurer que le quota de 50 jours annuel n’est pas dépassé ! La consultation du contingent restant pourra être effectuée, via un code d’accès que lui communiquera l’étudiant, sur le site de l’ONSS.

Concernant les allocations famliales

Actuellement, les étudiants peuvent travailler 240 heures par trimestre au cours des 1er, 2ème et 4ème trimestres et sans limitation au cours du 3ème. Si l’on constate un dépassement, les allocations familiales pour le trimestre en question sont perdues. Une autre mesure prise par le Conseil Ministériel restreint décide que si l’on constate un dépassement au cours du 2ème trimestre, les allocations sont perdues pour ce seul 2ème trimestre, et non plus pour e 2ième ET le 3ième trimestre comme aujourd’hui.

Cette réforme du travail étudiant entre en vigueur au 1er janvier 2012 et fera l’objet d’une première évaluation par le Conseil National du Travail en collaboration avec l’ONSS, le SPF Emploi et le SPF Sécurité sociale, avant la fin du 2ème trimestre 2013.

Il nous semblait important de mettre la communauté des étudiants de Kotplanet au courant de leurs droits en tant que jobistes !




5. Que se passe-t-il si vous dépassez l'un des deux plafonds de 23 jours ?

Si vous dépassez l'un des deux plafonds de 23 jours ou les deux, l'ensemble de vos prestations est soumis au régime ordinaire de cotisations à l'ONSS (et aux droits qui y sont liés). La cotisation sociale personnelle de 13,07% sera alors prélevée de votre salaire.

Outre les deux quotas de 23 jours, il existe trois situations particulières pour lesquelles aucune cotisation sociale n'est retenue :
• le travail ménager occasionnel, max. 8 heures par semaine (par exemple le baby-sitting)
• l'occupation dans le secteur socioculturel, max. 25 jours par an (par exemple, moniteur de plaine de jeux)
• le travail saisonnier dans l'agriculture ou l'horticulture (par exemple la cueillette de fruits).


6. Qu’en est-il si je tombe malade alors que je travaille comme étudiant jobiste ?

Si vous êtes dans l’incapacité de travailler en raison d’une maladie ou d’un accident, vous avez droit à un salaire garanti.

En tant qu’étudiant jobiste, vous êtes, en ce qui concerne le salaire garanti, assimilé à un ouvrier ou à un employé.

Si vous travaillez par exemple dans un service de comptabilité, vous pouvez être assimilé à un employé. Concrètement, vous avez alors droit en principe à 30 jours de salaire garanti à 100%, payé par votre employeur. Si vous devez rester chez vous en raison d’une incapacité de travail, vous percevez donc malgré tout une rémunération.
Période d’essai ou contrat à durée déterminée ?
Des règles particulières s’appliquent cependant si vous êtes encore en période d’essai ou si vous avez conclu un contrat à durée déterminée de moins de trois mois. Dans ces cas, le premier jour d’une absence de moins de quatorze jours est considéré comme un jour de carence qui n’est payé ni par la mutuelle ni par l’employeur. Si vous avez conclu un contrat de moins de 3 mois en tant qu’étudiant jobiste, vous ne percevrez donc aucune rémunération si vous devez rester un jour chez vous en raison d’une maladie.

Par ailleurs, il sera tenu compte de votre ancienneté. Si vous ne travaillez pas encore depuis un mois pour l’entreprise, vous n’aurez de toute façon pas droit au salaire garanti. Dans ce cas, vous devez vous adresser à votre mutuelle en vue de percevoir des indemnités pour les jours d’incapacité de travail.

Image: graur razvan ionut / FreeDigitalPhotos.net

 

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