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600 heures pour les jobs étudiants, une bonne nouvelle pour tous ?

@Pexels - Anna Shvets

Les organisations de jeunesses syndicales critiquent jeudi la décision du gouvernement fédéral d’augmenter le nombre maximum d’heures autorisées pour le travail étudiant. La proposition paraît attrayante mais représente une « fausse bonne idée », jugent les Jeunes CSC, qui plaident pour la revalorisation du salaire des jobistes afin de leur permettre de se constituer des droits pour le reste de leur carrière et d’accéder à la sécurité sociale. Les Jeunes FGTB dénoncent eux un accord fédéral « sur le dos des étudiants et au profit du patronat ».

Dans le cadre de l’accord budgétaire, le gouvernement a proposé d’étendre le contingent d’heures du travail étudiant de 475 à 600 par an. Mais les Jeunes CSC, organisation qui regroupe des militants de moins de 35 ans, jugent qu’il ne s’agit pas d’une solution adéquate pour améliorer les conditions de vie des jeunes dans un contexte de crise énergétique. « Le premier travail d’un étudiant, c’est d’étudier », rappelle le responsable national Nel Van Slijpe. « Pousser l’étudiant à travailler pour financer le coût élevé des études est une mesure qui renforce les inégalités et crée un cercle vicieux de l’échec et de l’abandon pour de nombreux jeunes. » L’organisation rappelle que, selon le dernier rapport de Randstad, près d’un étudiant sur quatre travaille toute l’année pour payer ses études et qu’un tiers prend également des jobs pendant les périodes de blocus et d’examens. Un chiffre « alarmant » qui ne cesse de croître, déplore-t-elle. Les Jeunes CSC soulignent que les étudiants ont d’abord besoin de solutions structurelles pour sortir de la précarité, comme la réduction du coût des études et des prix de l’énergie, ainsi que d’une revalorisation du travail. « Les seuls gagnants de cette mesure seront les employeurs qui pourront profiter encore plus d’une main d’œuvre étudiante bon marché et flexible », déplorent-ils.

Les Jeunes FGTB considèrent également que la mesure ne lutte pas contre la précarité étudiante mais met les jobistes en compétition avec les travailleurs et creuse les inégalités sociales. « Ces jobs étudiants sont non seulement une catastrophe pour la réussite dans l’enseignement supérieur mais ils contribuent par ailleurs à maintenir un certain élitisme dans les universités et les hautes écoles, où l’impact des inégalités sociales est fort », ajoutent-ils. « Le statut social et la situation économique des étudiants ont aussi une relation avec la nature du travail dans lequel ils s’engageront, les plus précaires sont les plus à même à accepter des jobs difficiles et contraignants. »

L’organisation milite notamment pour que le cadre législatif des jobs étudiants soit similaire à celui d’un travailleur à occupation principale, une diminution des heures en contrat étudiant et l’augmentation des cotisations sociales des jobistes qui permettrait un accès complet aux piliers de la sécurité sociale. (INT, ECO, DDM, BAJ, fr)

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