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40 nouvelles formations à la rentrée

@Pexels - Kindel Media

Rédigé par Caroline Dunski pour Studéo

Bachelier professionnalisant en bioqualité, master ou bachelier en jeu vidéo… Dès la rentrée 2022, l’enseignement supérieur francophone devrait enrichir son offre diplômante d’une petite quarantaine de formations adaptées aux besoins sociétaux. Vingt-huit d’entre-elles sont inédites.

Depuis 2014, créée dans le cadre du décret « Paysage », l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES), fédération des établissements d’enseignement supérieur francophones de Belgique, exerce un rôle de régulateur de l’offre de formations. Elle a notamment pour mission de suivre son évolution, d’assurer sa cohérence globale et son adéquation au marché de l’emploi.

Les demandes d’habilitations peuvent concerner des créations, des ouvertures, des délocalisations, des modifications du partenariat en cas de codiplomations, ou encore des changements d’arrondissement administratif. Le processus d’habilitation de nouvelles formations prend plus de 18 mois. Il débute en mars avec le dépôt des déclarations d’intention par les 6 universités, les 19 hautes écoles, les 16 écoles supérieures des arts et les 86 établissements d’enseignement supérieur de promotion sociale qui forment le paysage de l’enseignement supérieur francophone. Il s’agit d’indiquer les souhaits de nouvelles formations ou de formations existantes à dupliquer dans des régions de la Fédération Wallonie-Bruxelles où elles ne sont pas disponibles et où il y a des besoins.

Cherche fiancée

« Quand de nouveaux besoins se font ressentir, on dépose un nouveau cursus original. C’est examiné à la loupe pour coller aux besoins sociétaux, culturels, socio-économiques », souligne Jacques Neyrinck, directeur aux affaires académiques de l’ARES. Un cursus peut aussi évoluer en interne par modification du contenu. La déclaration d’intention sert à permettre la recherche de partenariats exigés par le décret Paysage. C’est une manière d’optimaliser les moyens et d’aller chercher les compétences là où elles sont. C’est un peu comme si l’établissement annonçait son intention de se fiancer sans encore savoir avec qui. Les établissements ont alors un temps de réflexion et doivent déposer, pour début octobre, un dossier complet de demande d’habilitation. Dans ce dossier, ils doivent notamment faire valoir que la formation ne rentre pas en concurrence avec d’autres formations dans la même zone. Ils doivent montrer aussi qu’elle répond à des besoins avec des attestations d’entreprises ou de fédérations d’entreprises et, enfin, si c’est un nouveau programme, ils doivent aussi indiquer ce qu’il y aura dedans. » La procédure vise aussi le fait que les établissements se parlent plutôt que de se faire concurrence et proposent des co-diplomations.

En décembre dernier, l’ARES proposait au Gouvernement et au Parlement de la FWB de fermer 43 habilitations existantes et de valider 38 demandes d’habilitations et, en juillet, les habilitations étaient votées au Parlement dans le cadre du décret dit « fourre-tout ». Vive la rentrée avec ce nouveau menu !

Des bacheliers en alternance

Présenté en co-diplomation par la Haute Ecole Léonard de Vinci et par la Haute Ecole de Louvain en Hainaut (HELHA), le bachelier en bioqualité vise l’amélioration des processus liés à la qualité, l’hygiène, la sécurité et l’environnement. Il se fera en alternance en haute école et en entreprise. Avec le bachelier en biopharmaceutique, présenté par la Haute Ecole Provinciale de Hainaut – Condorcet (HEPHC) et la HELHA, également approuvé par le décret fourre-tout de juillet, et les bacheliers en génie électrique et mécatronique préexistants, au niveau bachelier, il y aura donc quatre formations en alternance en FWB. 

« Le bachelier en bioqualité a été coconstruit par le monde académique et les industries des secteurs de la chimie, de la pharmacie, de l’alimentaire et des biotechnologie, grâce à un dialogue entre les hautes écoles, la FEVIA, Fédération de l’industrie alimentaire belge, et Essenscia, fédération belge de l’industrie chimique et des sciences de la vie, explique Stéphanie Delsarte, maître-assistante. Le métier exigera la combinaison de connaissances scientifiques (chimie, biologie, microbiologie et statistique), techniques, avec le travail de laboratoire et la connaissance des procédés de fabrication, autant que de qualités relationnelles, puisqu’il s’agira, si des failles sont mises en lumière dans un process, d’amener les équipes à les corriger, et à progresser en changeant leurs pratiques. » 

Ces différents axes seront travaillés dans le cursus, grâce à l’intervention à la fois d’enseignants en HE et de professionnels de terrains, engagés comme professeurs extérieurs.

Bachelier de transition et master en jeu vidéo

Dès la rentrée scolaire 22-23, en partenariat avec différents établissements d’enseignement, supérieur dont la Haute Ecole en Hainaut (HEH), la Haute Ecole Albert Jacquard (HEAJ) proposera un bachelier de transition et un master en Jeux vidéo, unique en Belgique. L’industrie vidéoludique est en pleine évolution et favorise le développement de l’emploi et l’émergence d’écosystèmes. Cette nouvelle formation s’inscrit pleinement dans cette dynamique et a pour objectif de répondre aux besoins de l’industrie en termes de profils variés et avancés. La formation couvre de nombreux domaines tels que les aspects créatifs, conceptuels, techniques, économiques et pédagogiques.

Le certificat NUMérique pour l’Enseignement et la Formation d’Adulte

Proposé par l’Université de Lille et l’Université de Mons dès la rentrée d’octobre, pendant neuf mois, le NUMEFA accompagne les enseignants et formateurs d’adultes dans la mise en œuvre d’un projet pédagogique concret. Il s’agit d’un cursus universitaire de 15 crédits ECTS (European Credit Transfer and Accumulation System) qui peut être suivi partiellement ou totalement à distance. Ce certificat fournit une réponse aux besoins actuels en matière de formation technopédagogique, c’est-à-dire à l’usage des outils numériques dans un contexte pédagogique. Comme il ne s’agit pas d’une formation académique complète, le certificat ne rentre pas dans le cadre du décret fourre-tout. 


« Les certificats sont aussi examinés au sein de l’ARES, précise cependant Jacques Neyrinck, mais de façon beaucoup plus souple et plus rapide que les habilitations. Il peut octroyer des crédits, mais il n’est pas subventionné. Sauf exception, le certificat fonctionne sur fonds propres, c’est-à-dire le minerval ou les droits d’inscription. Il n’empêche que le décret prévoit que les établissements peuvent demander à l’ARES de vérifier que le certificat respecte certaines règles comme l’existence d’un processus qualité d’évaluation du certificat. Si on se rend compte qu’un besoin rencontré pas un certificat devient de plus en plus important, le certificat peut, à terme, se transformer en un nouveau cursus. »

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Écrit par Studeo

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