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Comment les étudiants se préparent-ils à leur Erasmus ?

@Pexels - Cottonbro

Les projets de mobilité dans l’enseignement supérieur sont à nouveau possibles pour les étudiants belges. Les restrictions dues à la crise sanitaire sont derrière eux et ils peuvent enfin imaginer un quadrimestre à l’étranger. Mais comment s’organisent-ils pour leur départ ? Kotplanet, le média dédié aux étudiants, a voulu savoir si le voyage était déjà tout établi ou si, au contraire, les étudiants faisaient le choix d’un départ plutôt last minute.

Partir et se laisser vivre ?

Pauline, 22 ans en master en archéologie, fait partie des chanceux voyageurs. Elle partira donc à Naples au deuxième quadrimestre cette année après avoir suivi une mineure en études italiennes. Tombée sous le charme de cette culture, l’Erasmus en Italie semblait une évidence. En attente de document devant véritablement confirmé son voyage, Pauline a décidé de ne pas prendre les devants concernant l’organisation de son départ. Dès la réception des documents nécessaires, elle espère pouvoir s’y rendre bientôt “afin de trouver un logement de février à juin. Avant cela, ce n’est pas possible de tout régler en amont”. Pauline se sent tout de même anxieuse à l’idée de partir mais elle se dit “qu’une fois sur place, elle trouvera vite ses marques”. Un stress ainsi positif pour cette étudiante sur le départ mais n’enlève en rien les appréhensions concernant la séparation avec son copain et sa famille : “Même s’ils sont heureux pour moi et qu’ils viendront me voir, je m’inquiète car je ne suis jamais partie seule plus d’un mois à l’étranger.

Une organisation qui rassure

Pour Inès, étudiante en communication de 21 ans, il n’est pas question d’arriver en Bulgarie sans préparation. Le voyage sera organisé à l’avance au maximum. Elle compte sur son université pour être aidée dans ses préparatifs : “j’ai de la chance d’avoir reçu une liste du nécessaire à prendre par mon école sur place. Du coup, ça m’évite de faire des listes moi-même, vu que je n’ai jamais vécu ailleurs que chez mes parents c’est vraiment chouette”. Elle a préparé son arrivée sur place et aura la chance de rejoindre directement son logement puisqu’elle vivra durant ses 3 mois d’Erasmus dans la résidence universitaire de son école. Pour ses premières 24 heures sur place, tout est déjà pensé : “je sais la date à laquelle je dois arriver, mais mon avion me fait arriver une nuit plus tôt, j’ai donc prévu un hôtel avec ma maman cette nuit-là. Ça me permettra d’avoir une journée pour explorer un peu la ville et acheter les derniers essentiels dont j’ai besoin”. Grâce son organisation implacable, Inès a déjà pu en apprendre beaucoup sur son pays d’accueil comme le paiement qui se fait majoritairement en liquide. “Il faudra que je prévois de la monnaie en avance mais maintenant que je le sais, cela me retire une source de stress. Je conseille aux autres étudiants de se poser, de réfléchir à toutes les questions qu’il peut avoir sur le sujet et d’essayer d’y répondre petit à petit. Et ne pas hésiter à demander de l’aide au service mobilité de son école. Ils peuvent notamment nous mettre en contact avec des étudiants qui sont partis l’année passée”.

Des conseils bien utiles

Pour Chiara, étudiant de 22 ans en master de neuropsychologie, faire une partie de ses études à l’étranger était un moyen de découvrir un autre mode de vie et de s’évader un peu après des mois de confinement. Elle est d’abord partie au Canada et se rendra en Italie cette année. Concernant son précédent voyage, Chiara conseille aux étudiants de bien se renseigner sur les documents officiels et obligatoires dans le pays de destination. “Je suis partie, en période covid, et normalement quand tu pars moins de 6 mois au Canada, tu n’as besoin que d’un visa. Sauf que dans mon cas, les frontières étaient encore fermées, j’ai donc dû faire un permis d’études, qui est un coût autant niveau temps qu’argent. J’ai effectivement dû me rendre à Paris pour avoir ce document”. Elle conseille également de ne pas compter que sur les bourses. “Il faut bien regarder avant, budgétiser et voir si on est capable de tout assumer”. Pour elle, c’était un rêve et elle conseille au même rêveur “d’avoir un job étudiant, de vendre des affaires, donner des cours particuliers pour mettre un maximum d’argent de côté parce que cette expérience vaut la peine d’être vécue”

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Seuls 4% des étudiants interrogés partiront en Erasmus cette année (sur 400 étudiants interrogés). Parmi ces étudiants sur le départ, 52% iront en Europe et 48% partiront au-delà de ses frontières. Concernant l’organisation de leur voyage, 35% sont totalement prêts, 19% commencent seulement à se préparer tandis que la majorité (46%) ont décidé de tout organiser à la dernière minute. 

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Écrit par Kotplanet

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