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Les étudiants épuisés avant même le début du blocus ?

@Pexels - Rodnae productions

Nous sommes en décembre et la date officielle du début du blocus n’est pas encore arrivée. Pourtant, beaucoup d’étudiants doivent déjà fournir énormément de travail étant donné les travaux de groupe, les remises de travaux individuels ainsi que les examens hors session. C’est ce qu’on appelle le pré-blocus. Une étape un peu inévitable mais pourquoi toute cette pression avant même le début du blocus ? Comment est-ce que les étudiant.e.s accueillent cette période stressante et est-ce différent depuis ces deux années de pandémie ?

Marie, 20 ans, étudiante en communication nous raconte son état d’esprit à 10 jours du blocus : « J’ai l’impression de vivre une session avant même de commencer le blocus. En une semaine, j’ai 3 ou 4 travaux à remettre, 3 examens hors session. Beaucoup ressentent énormément de pression en voyant les deadlines s’ajouter les unes après les autres sans en voir le bout. Quand, enfin, c’est derrière nous, on entre en blocus avec une charge mentale qui a déjà été très pesante ». 

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Les modalités d’examen en cause

Le pré-blocus concerne tous les étudiant.e.s de Belgique francophone. Personne ne semble y échapper mais le stress est ressenti autrement en fonction des régions. Les étudiant.e.s liégeois sont déjà très stressé.e.s en ce début de mois de décembre. Contrairement aux étudiant.e.s bruxellois qui gèrent encore relativement la pression. Les différents modes de fonctionnement des écoles et universités peuvent en être l’explication. À chaque professeur, sa méthode. Marie déplore que la majorité des enseignants privilégient la remise d’un travail et un examen en session comme modalité d’examen. Résultat : les sessions ne sont pas forcément allégées et la charge de travail est beaucoup plus importante. Pour Florine, 22 ans, master en traduction, c’est le même constat : « Nous sommes à la fin du quadrimestre, les deadlines s’accumulent et les profs rajoutent parfois de la matière en dernière minute, c’est beaucoup de pression en peu de temps ».

Plus grande charge de travail depuis le covid ?

Le Covid semble avoir changé la donne. Les étudiants ont dû se réhabituer à un rythme plus soutenu. En effet, Dorian, étudiant à l’ULB en droit international et privé estime que « les étudiants n’étaient plus habitués à aller en cours ni à suivre les cours de manière assidue. Le rythme est bien plus intensif. Il faut encore un temps d’adaptation » .

Certains étudiants ont heureusement trouvé leur technique. C’est le cas de Charline, étudiante en première année en histoire de l’art et archéologie (ULB). Elle a déjà eu certains examens hors session qui se sont bien déroulés. Cela lui a permis de gagner en confiance. Elle apprend à gérer son stress de manière positive. Elle a pu guindailler tout en avançant dans ses cours durant le quadrimestre. Elle file un petit conseil pour les prochains blocus : se dire “étudier 1h”, ce n’est pas bon. Il faut se dire “je fais ce chapitre aujourd’hui”. Compter en quantité de matière et pas en heure prestées semble la clé !

En bref, qu’est-ce qu’en pense la communauté Kotplanet sur Insta et Facebook ? 

539 étudiant.e.s en pré-blocus ont été interrogés sur Facebook et le résultat est unanime : 91% des étudiant.e.s sont stressés par les deadlines avant blocus. 299 d’entre eux sentent la panique monter doucement et 117 étudiants se sentent submergés par la quantité de travail à fournir avant le blocus.

Sur Instagram, les résultats sont un peu différents. 240 étudiants ont répondu aux questions de Kotplanet. Le covid semble avoir affecté ces étudiant.e.s. En effet, 76% estiment que “c’est pire depuis le covid”. La majorité d’entre eux ont peur d’être épuisés avant même que le blocus ait commencé (86%).

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Écrit par Kotplanet

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