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Trois séries pour les étudiants qui n’aiment pas les séries ! (Mais peut-être aussi pour ceux qui les aiment.)

Il y a des tas de bonnes raisons de ne pas aimer les séries, mais les spécialistes en distinguent généralement deux principales.

D’abord, dans les séries, tout est souvent plus cheap que dans les productions vouées aux salles obscures (à ambition égale) : réalisation, photographie, jeu d’acteur, scénario, effets spéciaux, bande-son… Quand on investit le budget et les compétences dans cinq ou dix fois plus de temps d’écran, il n’y a pas de miracle. C’est un peu comme comparer un buffet à volonté et un restaurant gastronomique (no rage les sériephiles qui nous lisent).

Ensuite, regarder une série, ça prend du temps, beaucoup de temps. De ce côté-là, la communauté étudiante dispose d’une marge de manœuvre… Pour autant, tout le monde n’apprécie pas d’explorer les enjeux psychologiques d’une demande en mariage dans les moindres détails en douze heures, ne prend pas du plaisir à suivre une intrigue complexe et mystérieuse pendant six saisons de vingt fois quarante minutes, et certains ne supportent tout simplement pas les cliffhangers.

Voici donc, pour tous ceux-là, un florilège de trois séries (modestement compilées par votre serviteur) qui pourraient malgré tout vous plaire, justement parce qu’elles s’éloignent d’une façon ou d’une autre des canons du genre.

Des séries qui ne ressemblent pas (trop) aux autres séries…

 

Skins de Brian Elsey et Jamie Britain

Durant les quatre premières saisons de la série, on suivra successivement deux groupes de lycéens anglais à Bristol : leurs amours contrariées ou consommées abondamment, leur relation conflictuelle avec leurs parents, leur vie au bahut, leur passion pour les substances psychotropes…

On part sur une série pour ados avec des ados et leurs problèmes d’ados. Mais là où Skins se distingue vraiment, c’est dans sa réalisation très propre, son ton tragi-comique sans concession (tantôt hilarant, voire grivois, tantôt carrément tragique), et sa relative concision (les épisodes sont denses et cohérents, ils se suffisent presque à eux-mêmes). Le ton, résolument nihiliste, évoque les écueils et les espoirs de cet âge ingrat, et joue de contrastes entre une recherche de trash et de tendresse. On ne dira pas non plus que c’est un chef-d’œuvre sans défauts, mais pour une fois, le spectateur (tout juste) pubère n’est pas pris pour une andouille écervelée.

 

Love, Death & Robots de Tim Miller

Le réalisateur de Deadpool s’est associé à David Fincher (Fight Club, Gone Girl…) dans le but d’adapter le magazine américain Heavy Metal (science-fiction et fantasy). Le résultat ? Dix-huit courts métrages d’animation réalisés par autant de studios. Le tout est une anthologie de récits aux tons très variés, mais centrés sur des thèmes récurrents, annoncés dans le titre : l’amour, la mort et les robots… et les chats, étrangement.

Ce qui vous ravira, vous qui n’aimez pas les séries ? Chaque « épisode » est très court (moins de vingt minutes), intense, dense et construit efficacement. La variation des styles d’animation à chaque « morceau choisi » (oui, c’est le terme pour un élément d’une anthologie) est particulièrement agréable : visuellement, certains studios donnent presque dans l’avant-garde, mention spéciale pour The Witness, vraie claque graphique. Attention cependant : cette série est animée, mais destinée à un public averti, certains épisodes présentent des scènes gores ou érotiques.

 

 

Tales from the loop de Nathaniel Halpern

Cette série est inspirée d’un livre illustrations de science-fiction de Simon Stålenhag, et du jeu de rôle éponyme. Les habitants d’une petite ville voient leurs vies chamboulées par la proximité du « Loop », un laboratoire souterrain de recherche sur les mystères de l’univers : d’inexplicables phénomènes se produisent ponctuellement…

Mais alors pourquoi cette série plairait à ceux qui n’ont pas aimé Stranger Things ? Eh bien parce que le traitement n’a absolument rien à voir ! Le rythme est lent, voire contemplatif, le ton est mélancolique, les épisodes sont quasiment indépendants, les enjeux sont traités avec justesse. Tout ça fonctionne bien : on voyage et on est ému. Surtout dans les épisodes 4 et 8 (réalisé par Jodie Foster !), de loin les plus denses et touchants. On y suit le parcours de Cole, petit garçon qui mûrit et découvre la mort et le temps qui passe. Les habitués de science-fiction s’étonneront : pas de science, que des énigmes… La musique minimaliste de Philip Glass et Paul Leonard-Morgan ne gâche rien.

 

 

Voilà, j’espère humblement que cette liste vous a fait découvrir des programmes enthousiasmants et peut-être qu’elle permettra à quelques allergiques aux séries de partager un moment agréable avec leur famille, amis, tendre moitié…

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Écrit par L Etincelle

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