Les hommes seraient plus sensibles à la douleur que les femmes

Une étude menée par Current Biology, publiée le 12 janvier, a démontré que les hommes seraient plus sensibles à la douleur que les femmes. De quoi fermer le clapet de plus d’un macho ! Plus sérieusement, l’étude a montré que tous les humains ne sont pas égaux face à la douleur. Aussi, les hommes ressentiraient plus d’appréhension face à une douleur déjà vécue. On fait le point dans cet article.

L’étude de Current Biology

Malgré les préjugés sur la soi-disant fragilité des femmes, ces dernières semblent être plus résistantes face à la douleur. Des chercheurs des universités de Toronto et de McGill ont montré que le souvenir de la douleur est plus marqué chez l’homme que chez la femme, et que celui-ci susciterait plus d’appréhension chez les hommes.

Le déroulement de l’étude

Les tests ont d’abord été pratiqués sur des souris – mâles et femelles – placées dans un contenant. Une très légère douleur due à la chaleur d’un chalumeau leur a été infligée sur les pattes. La douleur des animaux a été étudiée en fonction de la rapidité avec laquelle ils retiraient leurs pattes. Dans le même temps, quarante hommes et quarante femmes ont été placés dans une pièce. Les humains ont quant à eux estimé leur douleur sur une échelle de 1 à 100.

Une seconde douleur plus importante leur a ensuite été infligée. Pour les souris, il s’agissait d’une injection de vinaigre destinée à leur provoquer des brûlures d’estomac. Pour les humains, un brassard leur a été posé dans le but de leur comprimer le bras pendant une vingtaine de minutes.

L’anticipation de la douleur

Le rôle de la mémoire a ainsi pu être étudié. Les sujets de l’étude sont retournés dans la même pièce le lendemain, afin de subir la même douleur. Les hommes et les souris mâles ont alors ressenti une douleur supérieure à celle de la veille, et supérieure à celle des femmes. De ce fait, les chercheurs avancent que les hommes seraient plus sensibles à une douleur qu’ils connaissent déjà. On parle alors d’anticipation de la douleur, provoquée par le stress d’une douleur connue. Quand aux femmes et aux souris femelles, elles ne semblaient éprouver aucune angoisse par rapport à la douleur de la veille. Ces découvertes scientifiques pourraient alors permettre d’améliorer la prise en charge de la douleur chronique.

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