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Le célibat n’est pas une maladie

@Pexels - Martin Péchy

Le célibat est souvent vu comme une maladie, comme quelque chose qui n’est pas « normal », passé un certain âge. On pense alors d’un homme, qu’on n’a jamais vu aux bras d’une fille, qu’il est sans doute gay ; ou d’une femme, qui n’a ni mari ni enfant passée 30 ans, qu’elle n’est pas heureuse. Et à l’inverse, on idéalise les couples. On en vient alors à jalouser ceux qui se tiennent la main dans la rue. Et pourtant, en plus de ces 8 raisons d’être célibataire, me retrouver seul.e m’a réellement permis de me découvrir.

Un mal pour un bien

Seul.e, nous sommes confronté.es à nous-mêmes, à nos propres envies, à nos propres besoins, à nos propres craintes, à nos propres projets. La première fois où je me suis retrouvée face à cette solitude, j’ai pris peur. Mes proches me répétaient sans cesse que c’était une bonne occasion de voir qui j’étais, de me reconcentrer sur moi-même. Honnêtement je ne comprenais pas ce que ça voulait dire. Je m’étais construite avec l’autre et je ne savais pas comment faire pour me construire seule. Mais après quelques mois, j’ai compris. J’ai appris à me découvrir, à voir qui j’étais réellement sans essayer de plaire à quelqu’un. Plus aucune autre envie, à part les miennes, ne rentrait en compte. Nous faisons constamment des concessions quand nous sommes en relation, et selon notre caractère ou notre attachement, nous nous plions aux attentes de l’autre. Jusqu’au point où, parfois, nous nous embrouillons entre nos envies et celles du couple. Je ne juge personne, je suis quelqu’un avec un caractère fort qui, pourtant, s’est complètement perdue à certains moments. (Oui, c’est clair, ça aurait dû me faire prendre conscience de la relation toxique dans laquelle j’étais). Ma plus grande révélation a été de constater que mon moi n’était pas en accord avec le moi auquel j’aspirais. Je me suis alors attelée à forger celle que je voulais être.

Le bonheur est-il réservé uniquement aux couples ?

Je revendique haut et fort que le célibat n’est pas une maladie. Et pourtant, je me surprends à idéaliser ma vie une fois que j’aurai (enfin) trouvé ma moitié. Dans un certain sens, c’est comme si, pour atteindre le goal ultime du bonheur, il fallait être en couple. Comme si le bonheur était basé sur des critères communs qu’ont tous les habitants de ce monde : être marié, avoir des enfants, un emploi stable et une petite maison où on se retrouve tous les soirs.

Cette idéalisation du couple est totalement en contradiction avec mes valeurs de femme libérée. C’est d’ailleurs très compliqué de l’avouer. Mais si c’était la société qui nous poussait à penser comme ça ?  Aujourd’hui encore les célibataires sont vus comme des parias. On aura toujours droit à la petite question de mamy : « Et quoi, les amours ? ». Ou encore de ses potes : « Mais je ne comprends pas, tu as tout pour toi ». J’adore Bridget Jones pour son humour, mais ce film prône que le célibat est quelque chose que nous devons à tout prix résoudre. Je me demande souvent quand la loi « obligation d’être en couple à partir d’un certain âge » a-t-elle été votée ? Cette loi tacite met une pression sociale, vous ne trouvez pas ? Il serait temps de revoir le code, non ?

Sur les réseaux sociaux, on idéalise ces « couples goals » partis en city trip. On se demande alors pourquoi pas nous ? Qu’est ce qui cloche chez nous ? Est-ce que je ne suis pas “assez” ?

Mais pourquoi ça serait nous le problème ? En quoi nos vies de célibataire seraient moins cool que celles de ceux en couple ? Pourquoi quelque chose devrait clocher chez moi parce que je suis célibataire alors que « j’ai tout pour moi » ? Être célibataire n’est pas une maladie et ne devrait pas être considéré comme telle.

Et si on essaie de se satisfaire ?

Et si on essayait juste d’être heureux.ses avec nous-mêmes ? De faire les 400 coups solo ? De partir en city trip seul.e ou avec une bande de potes ? Ou mieux encore, tester le slow travel ? Et si on réalisait nos rêves maintenant au lieu d’attendre quelqu’un avec qui les réaliser ? 

Je viens de comprendre qu’à force d’attendre impatiemment de rencontrer l’amour au coin d’une rue, on accepterait sans doute le premier venu. Mais ne méritons-nous pas mieux que ce premier venu ? Ne devrions-nous pas choisir celui ou celle avec qui nous voulons partager un bout de notre vie justement ?  Cette attente nous fait perdre un temps fou, nous devrions vivre pleinement tous les moments présents. Je m’en veux de ces heures perdues à rêvasser sur mon bonheur avec ma future moitié. Je m’en veux de me lamenter sur « mon sort ». Je m’en veux d’attendre l’autre pour enfin m’épanouir complètement.

Et si cette année, pour notre anniversaire, nous ne souhaitions pas trouver (enfin) notre moitié mais simplement être heureux.ses avec nous-mêmes. 

Aujourd’hui, j’ai un rêve. Celui de me satisfaire. 

On me dit dans l’oreillette que faire un tour sur l’Insta de Kotplanet, ça aide !

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Écrit par Guiot Orlanne

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