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J’ai discuté avec mon coloc : l’insécurité en soirée

@Unsplash - Michael Discenza

« J’ai discuté avec mon coloc », c’est quoi ? C’est la rubrique dédiée aux opinions, billets d’humeur, coups de cœur et coups de gueule des étudiants. Pour chaque « J’ai discuté avec mon coloc », on aborde une thématique sous la vision d’un étudiant de Belgique francophone. Tu es étudiant·e et tu voudrais parler d’un sujet en particulier ? Contacte-nous sur Instagram.


Un soir, on est au kot et on mange entre colocs. Là, un de mes colocs explique qu’une de ses potes s’est faite droguée en soirée et qu’elle est, heureusement, tombée sur une personne qui l’a emmenée aux urgences au vu de son état. Le sujet est là et il est fréquent au sein des discussions étudiantes : l’insécurité en soirée. Drogues dans les verres, viols, agressions, harcèlements et piqûres, que ce soit de près ou de loin, via des potes ou connaissances, on a probablement déjà toutes et tous été confronté.e.s à ces actes au sein de nos soirées estudiantines et bals de faculté

1/ Le sentiment d’insécurité

Partons d’un constat plutôt évident depuis plusieurs années maintenant : le sentiment d’insécurité lors de soirées étudiantes s’invite de plus en plus lors de ces dernières. Malgré les mesures de sécurité (présence d’agents de sécurité professionnels, fouilles) prises lors des évènements ayant lieu eu sein des campus, de nombreuses failles sont toujours existantes. Cela entraine de – trop – nombreuses dérives, dont l’utilisation de drogues et de seringues, viols ou encore agressions. De nombreux.ses étudiant.e.s se sentent désormais en danger, deviennent méfiant.e.s, ont peur lorsqu’iels se rendent en soirée alors que leur but initial est simplement de s’amuser et de prendre du bon temps. 

2/ Comment réagir ?

Face à ce sentiment d’insécurité en soirée, la question est de savoir comment réagir, en tant qu’étudiant.e lorsque l’on est confronté.e à ces agressions, ces drogues, ces viols. Concernant la drogue (type GHB), malgré les fouilles effectuées, il y a une augmentation des cas de drogue dans les verres. La solution (si on peut appeler ça une solution…) ? Ce serait donc aux étudiant.e.s à s’adapter en faisant attention à leur verre. Cela revient à les faire culpabiliser, car oui, certaines personnes et pire encore, certains professionnels du secteur médical diront « t’avais qu’à faire attention à ton verre », « t’avais qu’à ne pas boire autant », comme on dirait à une jeune fille ayant subi une agression « Mais t’avais qu’à pas t’habiller comme ça ». Oui oui, c’est lunaire et pourtant ça existe. D’ailleurs, Kotplanet avait déjà publié un article avec des conseils pour rentrer safe après une soirée !

Une autre solution, vue en soirée, lorsque l’on a envie de s’amuser sans faire attention à son verre toutes les 30 secondes, est de coller des gros bouts de papier collant ou scotch à son verre afin que des substances n’y soient pas déversées. Certaines entreprises ont également inventé des « capotes de verres », à venir mettre sur son gobelet afin que lui-ci soit complètement couvert. Tout le monde se rend-il bien compte des efforts à fournir en tant qu’étudiant.e afin de pouvoir passer une soirée tranquille ? Dans quel monde vivons-nous ?

Savais-tu que des étudiants avaient lancé un projet de pailles détectant la présence de GHB dans les verres ?

3/ Et les écoles et universités dans tout ça ? 

Les cercles et comités étudiants sont souvent les boucs émissaires de ces situations. Et pourtant, il devient très difficile de lutter contre ces agressions qui peuvent arriver à n’importe quel moment, dans n’importe quelle soirée. Pour être personnellement membre d’un cercle à l’ULB, nous avons déjà discuté du sujet des dizaines et dizaines de fois et aucune solution miracle n’a encore été trouvée. La seule « solution » que certains cercles ont trouvé (et que nous avons adoptée en tant que cercle) afin de limiter la casse a été d’annuler leur bal pour la sécurité de tous.tes. 

Certains étudiants considèrent que les écoles et universités n’agissent pas de manière concrète et  déplorent un manque de soutien.  Il y a bel et bien des cellules existantes au sein des campus afin d’accompagner les victimes de harcèlement et violences sexuelles mais ce n’est pas suffisant. Certains établissements souhaiteraient mettre un système de dépistage à la sortie des soirées sur le campus, reste à voir si cela va être mis en place.

Voici également les soutiens et aides disponibles pour les étudiants en Belgique, en fonction de ton campus.

4/ Tu n’es pas fautif.ve.

Sache que si un jour (et j’espère que cela ne t’arrivera jamais), tu es drogué.e, agressé.e en soirée, cela n’est en aucun cas de ta faute, tu n’es pas responsable de ce qui t’arrive. La seule personne responsable est ton/ta agresseur.euse. Dans le cas où tu ne te sens pas bien lors d’une soirée, rends-toi en safe zone (lieu où des personnes qualifiées sauront quels gestes adopter en fonction de l’état de la personne concernée) s’il y en a une ou auprès de personnes de confiance, explique-leur la situation, elles t’aideront et feront le nécessaire pour t’aider. Dans le cas où tu te rends compte qu’une personne est peut-être droguée, emmène-là en safe zone s’il y en a une. Dans le cas contraire, si tu ne sais pas quoi faire, contacte les secours

Faites attention à vous les choux, malheureusement on ne vit pas chez les bisounours mais  on compte sur vous pour être solidaires, s’aider les uns les autres n’a pas de prix dans le monde dans lequel on vit. 

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Écrit par Salome Mikulinski

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