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Rencontre avec Max, chef de village au Club Med

@Club Med

Rédigé par Philippe Berkenbaum pour Studéo

Près de 400 Belges sont actuellement en poste au Club Med. À peine âgé de 28 ans, l’un d’eux vient tout juste d’être nommé chef de village, au début de cette année. Un parcours exemplaire qui couronne 10 années d’ascension fulgurante pour ce jeune homme timide qui pensait n’y passer que quelques mois, au départ.

Maxime Debled – tout le monde l’appelle Max – est d’origine namuroise et n’était pas très à l’aise sur les bancs de l’école. Ni dans la vie tout court, d’ailleurs. « J’étais très réservé à l’époque, incapable de faire le millième de ce que je fais aujourd’hui », se rappelle-t-il. A l’époque, c’était il y a à peine 10 ans. Maxime sortait de rhéto mais n’avait aucune piste d’avenir, les études n’étaient « pas son truc » et même l’école de sous-officiers, un temps envisagée, ne l’a pas accroché. 

En revanche, il aimait s’occuper d’enfants, lui qui avait consacré son adolescence à animer des mouvements scouts. « Il fallait que je travaille mais je n’avais aucune autre expérience. Quand j’étais petit, nous allions en vacances au Club avec mes parents, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter l’aventure ? Leur site est super bien fait (ndlr : lire en p15), tous les jobs ouverts sont bien décrits avec les prérequis… Sans diplôme, je pouvais postuler pour le bar ou le mini-club, j’ai donc envoyé mon CV. »

Nous sommes en avril 2012, la réponse est rapide, Maxime est invité à Bruxelles pour une série d’entretiens, individuel le matin, collectif l’après-midi, « pour présenter les valeurs du Club Med et voir comment on interagissait. » Bingo ! « Trois jours plus tard, j’ai reçu un appel me disant que mon profil correspondait à leurs attentes. Puis un ‘affecteur’ – on les appelle aujourd’hui ‘HR Business Partner’ dans le jargon maison – m’a contacté pour me proposer ma première affectation : Opio, en Provence. » L’aventure peut commencer.

L’école de la confiance en soi

En toute logique, vu son profil, Maxime est nommé G.O. au mini-club, avec en poche un CDD couvrant l’été 2012. « Au départ, je pensais ne faire qu’une saison, pour voir. Le temps des vacances scolaires. Comme ça s’est bien passé, on m’a demandé de prolonger d’un mois, en Corse cette fois. J’ai passé un été incroyable, rencontré plein de monde mais je me suis surtout découvert moi-même. Une claque. Le Club Med, c’est l’école de la confiance en soi. »

Puis tout s’enchaîne. Après la Corse, on lui propose l’Égypte pour la Toussaint, puis son responsable local lui demande de l’accompagner pour la saison d’hiver. Max, lui dit-il en substance, tu as un profil intéressant, tu es motivé, tu as envie d’apprendre, il y a des possibilités d’évolution au Club qui peuvent conduire à des postes à responsabilité.

« J’avais 19 ans, le boulot me plaisait et tout était bon à prendre, je suis rentré dans le système qui identifie les collaborateurs ayant du potentiel et organise leur progression, avec un accompagnement et des formations à la clé. Je refais une nouvelle saison comme G.O., toujours sous CDD, et on me propose déjà de devenir assistant responsable du mini-club. Seconder un manager qui gère une trentaine de G.O., là, tu commences à avoir de vraies responsabilités. » Trois saisons s’enchaînent dans cette nouvelle fonction, hiver dans les Alpes, été en Sicile… « C’est comme si tu ouvres à chaque fois un nouveau livre. »

Une grande famille

A 21 ans, Max est promu manager du mini-club – l’appellation change en cours de route, pour devenir « responsable familles », avec une quarantaine de G.O. sous ses ordres. De nouveaux horizons s’ouvrent à lui, notamment géographiques. Guadeloupe, Mexique, Égypte, Turquie, Portugal… Quatre années de plus dans sa nouvelle famille professionnelle, dont les membres changent à chaque saison « mais on finit toujours par se retrouver quelque part ». Il est à Cancun quand le comité RH qui le suit l’identifie comme futur chef de village potentiel. Il n’a alors que 25 ans. 

« Comme je n’avais jusque-là suivi qu’une seule filière, celle du mini-club, on m’a suggéré d’en suivre temporairement une autre pour ajouter d’autres cordes à mon arc. Je suis parti un an aux Maldives comme responsable de l’événementiel. A la fin de l’année, j’étais nommé adjoint au chef de village – ce qu’on appelle un chargé de mission. » Quatre ans de plus pour devenir chef de village, pour une première saison d’hiver à Pragelato, dans les Alpes italiennes (lire aussi en pages 20&21). Après 10 années de Club Med, les 4 dernières enfin sous CDI.

Moralité ? « Le Club Med, c’est une pépinière de talents. Même si au départ, tu ne te destines pas à y faire carrière, ils sont très bien organisés pour repérer tes qualités et les faire grandir. Ils apprennent à te connaître, savent où t’affecter, excellent à composer les équipes les plus complémentaires possibles. » Mais pour Maxime devenu Max, c’est sur le plan psychologique et émotionnel que la progression a été la plus fulgurante. « A 18 ans, sans expérience, sans formation, je ne me voyais pas d’avenir. A 28 ans, je suis l’équivalent dans l’hôtellerie du directeur général d’un resort de 260 employés. »  

Il n’est pas resté à Pragelato, en travaux tout l’été pour mieux rouvrir cet hiver. Sa deuxième saison de chef de village, Max la passe en ce moment-même en Malaisie, à Cherating, où il restera au moins un an. Heureux ? « Le métier de G.O. est un boulot très exigeant, qui demande une énorme disponibilité, mais la qualité de vie au Club Med est incomparable, insiste-t-il. Ton salaire est compétitif, tu voyages, tu es bien logé, superbement nourri et si tu fais ce métier, c’est que tu aimes l’ambiance et l’humain. Les liens qui se créent, amicaux, amoureux, même avec les clients, sont très forts. Tu rencontres vraiment des gens de toutes les origines, de tous les horizons. Quand on dit qu’on forme une grande famille, c’est à 100 % vrai. Et ce n’est pas du tout incompatible avec une vie de famille : je suis moi-même en couple depuis 5 ans. » 

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Écrit par Studeo

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