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C’était mieux avant

Parfois j’écris avant d’oublier, mais souvent, j’oublie avant d’écrire. Bon allez, j’avoue, j’ai pensé à cette phrase un peu classe sous la douche il y a 10 min. Juste pour oublier ce qui me trotte vraiment dans la tête. Alors voilà, je suis une meuf qu’on peut considérer comme « pas à plaindre ». Ça veut dire quoi pas à plaindre tu vas me dire ? Bah en gros j’ai une maison, une famille, un diplôme de master, des amis, un copain, bref t’as compris le topo.

Pourtant, je me retrouve actuellement à un moment charnière de ma vie que j’aime pas trop trop (#sandwichaucaca). J’ai quitté les bancs de l’école en septembre pour me lancer dans le grand et méchant (surtout méchant) monde du travail. Et là je revois toutes les personnes qui m’avaient dit « Fais pas commu, t’auras que le chômage ! » Bah tu sais quoi maggle ? En vrai je l’ai même pas, le chômage.

Donc tu l’as compris, c’est galère pour trouver du boulot, mais ça en soi, je désespère pas.

Non, le pire, c’est la méga nostalgie des études. D’un coup je me mets à regretter des trucs que j’aurai absolument jamais pensé faire avant. « Non, mais attends, je vais reprendre un bachelier parce que comme ça je pourrai créer mon propre cercle étudiant de défense des loutres africaines » est une phrase que mes proches pourraient vraiment entendre ces derniers temps. Plus classique, je déplore aussi des trucs que j’ai commencés, mais jamais finis. Genre le baptême (me jetez pas de tomates svp). Je regrette également ces jours où j’ai préféré rester chez moi plutôt que d’aller en terrasse avec mes amis. Même glander dans les canapés de mon cercle avec eux me manque…

Parce qu’en vrai on te préviens pas.

Mais après 20 ans passés à l’école à partager tes journées avec plein de gens, à rire et pleurer, tu te retrouves seule. Parce que non, désolée de te décevoir, mais y a pas d’école du chômage où tu passes ta journée avec tes petits camarades à attendre qu’on vienne t’engager… Peut-être que c’est ça que je devrais créer ?

Mais c’est probablement ça le pire, le vide.

Ouais tu vois toujours tes potes, mais c’est une fois de temps en temps ou seulement les vendredis, car eux travaillent déjà. Parce que c’est la vie et certains avancent plus vite que d’autres. Ça veut pas dire que toi t’évolueras jamais. Juste que t’es peut-être pas encore assez préparé pour la suite. D’ailleurs tu postules, tu tentes des formations, tu prends ENFIN les cours de guitare que t’avais pas le temps de faire avant. Mais voilà tu te sens pas utile et en attendant t’es là à faire le vieux con, râler sur la musique de petits jeunes. Genre Heuss l’enfoiré. Vraiment ? Vraiment ???

Puis en fait pas besoin d’aller aussi loin : tu les appelles les « petits jeunes ». Et aussi ça t’arrives aussi de dire « Djeuns » ou bien de demander « C’est un mot de jeune ça ? » quand tu comprends pas.

Du coup pour résumer t’es coincé. T’as soif de retourner dans une vie estudiantine, mais tu t’y retrouves pas. T’as aussi envie de trouver un boulot, mais là c’est eux qui te trouvent pas. Certes, ça reste un petit souci, pas de ceux dont on parle vraiment. Mais si toi aussi t’es en phase nostalgie, dis toi que t’es pas le seul. Puis comme pour tout hein, ça va passer et on pourra râler sur autre chose.

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Écrit par Manon Clippe

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