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5 choses à savoir sur les fake news

Véritable phénomène sociétal, les fake news se sont imposées dans le paysage de l’information au fil des ans et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ont eu un impact considérable sur notre façon de penser. Il est parfois difficile de démêler le vrai du faux à tel point que l’on est sûrement tous déjà tombé dans le panneau d’une fake news au moins une fois dans notre vie. Mais qu’entend-on vraiment par fake news ? D’viennent-elles et surtout comment les éviter ? Découvre les réponses à ces questions dans l’article ci-dessous.  

1/ Qu’est-ce qu’une fake news 

Avant de te parler des fake News, il faut d’abord qu’on soit d’accord sur la définition du terme. Cette formulation d’usage, venue de l’anglais, peut être traduite de façon globale comme étant une “fausse information”, c’est d’ailleurs surement comme cela que tu l’as défini toi aussi.  

Mais si nous allons plus loin dans la recherche d’une définition exacte, on remarque que le terme anglais “Fake” fait plutôt référence à une contrefaçon ou à une imitation (“faux” en anglais se disant plutôt false que fake). On entend par là, la subtilité selon laquelle une fake news se fait passer pour vraie alors qu’elle ne l’est pas. On imite ou on contrefait le réel. Ça n’existe pas, mais on essaye de nous faire croire que si. L’objectif premier d’une fake news, telle qu’on l’entend ici, est de tromper ou d’influencer le lecteur. Elles sont donc volontairement truquées et relayées, souvent à des fins idéologiques afin d’opérer un changement d’opinion dans un but précis. L’une des fake news les plus connue est probablement celle du soutien du Pape François envers Trump pendant la course aux élections américaines. Le but était clairement d’avantager Trump et d’apporter le coup de grâce à Clinton après le scandale des faux mails et du Pizzagate 

2/ Les Fake News existe depuis la nuit des temps  

L’expression « fake news » a été rendue populaire fin 2016 durant les élections américaines qui opposait Trump à Clinton. C’est à ce moment-là que le monde a vu fleurir ce type de contenu sur la toile. Mais on retrouve des tentatives de désinformation bien avant cela, sauf qu’elles étaient plutôt apparentées à des ragots ou à de la propagande. Il faut remonter jusqu’au 13e avant JC pour avoir les premières traces de fausses informations délibérément répandues. À la fin de la bataille de Qadesh, qui opposait le Nouvel Empire de Ramsès II aux Hittites pour grappiller des bouts de territoire, il semblerait qu’elle se soit soldée par un match nul. (Pour plus d’info, Wikipédia est ton ami). Bref, en rentrant chacun dans leur contrée, l’amour-propre du dominant, le Nouvel Empire, en avait pris un coup. C’est alors que Ramsès II, a décidé d’ériger bon nombre de gravures et autres commémorations le mettant en valeur dans la bataille. Il semblerait que ça soit les plus anciennes traces de propagandes découvertes.  

On retrouve aussi plusieurs écrits sur les techniques de manipulation de l’information depuis l’antiquité, notamment au travers des ouvrages comme l’Arthashâstra indien du 4e siècle avant notre ère, les Dialogues de Platon et la Rhétorique d’Aristote, L’Art de persuader de Pascal sorti en 1660 ou encore, l’un des plus connu, L’Art d’avoir toujours raison d’Arthur Schopenhauer datant de 1830. Si tu as le courage, tu peux peut-être rajouter ça à ta liste des livres à lire quand t’es aux toilettes.

3/ Il existe différents types de fake news  

Une fake news peut prendre plusieurs formes et avoir des objectifs bien différents. On a parlé dans le point précédent de la propagande en temps de guerre, mais on peut aussi volontairement falsifier une information dans un but humoristique. C’est ce qu’on appelle plus communément la satire. Le site français Le Gorafi en a d’ailleurs fait son cheval de bataille. Il publie quotidiennement des informations erronées pour parodier la réalité. Pour te donner un petit exemple, dernièrement, il titrait “Coronavirus – Hausse de la popularité d’Emmanuel Macron après l’annulation d’un concert de M. Pokora”, on comprend bien qu’il s’agit d’humour dans ce cas, mais la frontière entre la réalité et le mensonge peut parfois être difficile à déceler pour certaines personnes. Chez nous, le spécialiste de ce type de contenu n’est autre que le site Nordpresse, qui va beaucoup plus loin dans ses inventions quitte à friser parfois le mauvais goût. À tel point qu’il a essuyer quelques procès. Il a d’ailleurs ajouté en première page de son site le compte-rendu du procès pour lequel il a été jugé. Culottés jusqu’au bout les mecs. 

Outre la satire, on retrouve aussi les rumeurs et les on-dit. Leur but est principalement de déstabiliser une personne ou de donner du crédit à des théories diverses. Par exemple, il semblerait que durant les élections françaises de 2017 (encore de la politique), la rumeur selon laquelle Emmanuel Macron était homosexuel aurait été relayé par des personnes opposées à son parti. Leur but était clairement de décrédibiliser Macron auprès de ses adhérents et par la même occasion d’attirer les foudres de l’électorat anti-homosexuel.  

Comme démontré ci-dessus, au travers l’histoire, les fake news ont servi principalement à déstabiliser des adversaires, à gagner des guerres ou plus simplement à influencer la pensée des peuples. Le plus souvent, elles étaient relayées dans la presse traditionnelle ou par le bouche à oreille. Mais avec l’émergence des réseaux sociaux, on remarque que les fake News ont depuis quelque temps un but plus commercial. En effet, publier une mésinformation peut avoir pour objectif d’augmenter le nombre de visite sur un site web et ainsi d’accroitre les revenus publicitaires d’une page. Des techniques commerciales plutôt discutables donc.  

4/ Internet joue un rôle important  

Alors qu’avant il fallait plusieurs jours pour qu’une information soit connue, les réseaux sociaux, dont principalement Facebook et Twitter, permettent aujourd’hui de toucher rapidement un grand nombre de personne en quelques clics seulement. S’ajoute à cela le fait qu’Internet nous offre une multitude d’outils permettant de modifier une photo, une vidéo, un texte ou encore une voix…  

Les fake news se répandent comme une traînée de poudre, tu as d’ailleurs sûrement déjà vu quelqu’un sur ton Facebook relayer une infox. La plupart du temps les gens ne s’en rendent même pas compte et y croient dur comme fer. Pour lutter contre cela, les réseaux sociaux tentent de mettre en place des parades en adaptant par exemple leurs algorithmes ou en travaillant avec des modérateurs. Ils font régulièrement le ménage dans les comptes, groupes ou pages de personnes qui diffusent de fausses informations, mais la rapidité avec laquelle elles se répandent ne leur permet pas de pouvoir être optimal à 100 % dans la luttre contre la désinformation. 

5/ Comment ne pas tomber dans le piège  

Premièrement, il faut redoubler de vigilance et ne pas prendre tout ce qui est dit pour argent comptant. Il faut impérativement vérifier les sources. Pour cela, analyse le site sur lequel tu lis l’article. S’il s’agit d’un site reconnu pour la qualité des informations qu’il diffuse, il ne devrait pas y avoir de problème. Mais certains médias dit “sérieux” peuvent néanmoins parfois tomber dans le panneau et commettre des impairs. Avec la course à la rapidité à laquelle ils doivent faire face, ils n’ont pas toujours le temps de vérifier leurs sources. Inutile de les blâmer si cela ne se produit qu’une ou deux fois, en revanche si cela devient récurant, il vaut mieux changer de source d’information.  

Ensuite, vérifie les dates. C’est important de connaître le contexte dans lequel l’article, la vidéo ou la photo a été créé. Je vais te donner un exemple récent que j’ai trouvé sur mon Facebook car relayé par des personnes qui n’ont pas fait ces vérifications : une photo montrant l’ensemble du nouveau gouvernement de Sophie Wilmès. Ils sont tous assis autour d’une table. On voudrait nous faire croire qu’elle a été prise fin mars, en plein confinement. Un texte a été ajouté au-dessus soulignant que le gouvernement demandait de respecter la distance d’1,5 m entre les gens, mais qu’autour de la table personne ne s’y tenait. Il stipulait par là que le gouvernement cachait des choses puisqu’eux-même ne respectaient pas les mesures demandées. Et bien, il s’est avéré après quelques recherches, que cette photo avait en réalité été prise début mars, donc avant le confinement et donc avant ces mesures. Pourtant, la photo avait déjà un beau score de partage, et même si des personnes expliquaient le contexte dans les commentaires, les gens continuaient de diffuser cette image. La personne qui à diffusé ce montage a dû se sentir bien bête puisqu’à ce jour, elle a été supprimée.  

Enfin, la dernière chose à mettre en œuvre pour éviter la fake news façon Matrix, c’est de recouper les informations. De quelles infos disposes-tu ? Le nom de l’auteur ? Les lieux ? Des intervenants fiables ? Y-a-t-il des incohérences ? Des contradictions ? Des mises à jour ? Bref tout ce qui peut donner ou pas de la crédibilité à l’information. Il faut aussi regarder si d’autres médias ou sources en ont parlés. En général, une bonne info apparaîtra environ 4 000 fois sur ton mur Facebook. Autrement, c’est sûrement du bullshit.  

Bon, je m’arrête là, cet article a bien occupé ma journée de confinée. Le sujet des fake News est super vaste, il y a plein de choses à dire dessus, mais tu as déjà un bon condensé ici. Si tu cherches aussi un moyen d’occuper tes journées, tu peux toujours devenir rédacteur pour Kotplanet, ou checker la liste des choses à faire pendant la quarantaine.

 

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Écrit par Valerie Anne V.

Journaliste et vidéaste stagiaire pour KotPlanet

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