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J’ai discuté avec mon coloc #10 : les troubles alimentaires

Disclaimer : Premièrement, nous ne sommes pas médecins, si tu ressens que tu as besoin d’aide, tourne-toi vers des professionnels (voici un numéro de téléphone gratuit : 067 22 21 20). Deuxièmement de troubles alimentaires sur les réseaux est difficile. On peut prendre les choses hors contexte, on peut se sentir agressé et on peut culpabiliser… Cet article n’a pas du tout comme but de te mettre dans une de ces situations. Il est bienveillant, informatif, très simple et  avec de bonnes intentions. Il existe plusieurs variants de ces troubles mais nous ne les aborderons pas tous ici. Il est donc important de ne pas (se) mettre des gens dans des cases spécifiques. 

Un des besoins de l’être humain est l’apport de nourriture et d’eau. Chacun a sa propre relation avec la nourriture : certains se contentent du minimum, juste assez pour entretenir leur corps et d’autres ont un amour inconditionnel et ne pensent qu’à manger toute la journée. Évidemment, cela arrive de sauter un repas lorsque l’on n’a pas le temps, d’avoir une perte d’appétit occasionnellement, se remplir un peu trop le ventre lors d’une raclette… Chacun a également son corps et tant qu’il se sent bien dedans, c’est le plus important. Cependant, certains comportements alimentaires et certaines obsessions de donner une image quelconque de son corps vont trop loin et nous nous retrouvons dans une situation pathologique. Ces troubles peuvent apparaître chez n’importe qui, n’importe quand et souvent sont dus à une situation émotionnellement difficile à gérer comme un traumatisme, une dépression etc. 

L’anorexie mentale 

Elle est à différencier de l’anorexie qui est une perte d’appétit mais somatique, liée à un déséquilibre entre les hormones anorexigène (leptine, sérotonine, insuline…) et les hormones orexigènes (ghréline, cortisol…) dans l’hypothalamus. Dans ce cas, elle est mentale car la personne s’auto-contrôle et refuse catégoriquement de s’alimenter par peur de grossir. En général, ce sont les adolescentes qui sont le plus touchées. Elles refusent de voir leur corps se transformer en corps d’adulte et sont influencées par les standards de beauté prônés par la société. Nous apercevons ici un contrôle strict des portions pour ne pas dépasser un certain nombre de calories, une activité physique intense pour tout dépenser et un pesage régulier, la personne atteinte de ce trouble peut aller jusqu’à vomir ou recracher le petit biscuit qui vient d’être ingéré. C’est un des troubles alimentaires les plus mortels car la personne peut refuser de se nourrir jusqu’à mourir de faim et/ou par un déficit de nutriments essentiels.

La boulimie

Les personnes atteintes de boulimie ne sont pas spécialement en surpoids. Elles ingèrent une grande quantité de nourriture, même si elles n’ont pas/plus faim, mangent tout ce qu’elles trouvent pour compenser une frustration par exemple. Lors des crises, elles ne font que manger et ignorent tout ce qu’il y autour. Après, elles se culpabilisent et pour éliminer ce qu’elles viennent d’ingérer, elles se font vomir, utilisent des laxatifs etc. Elles se retrouvent ensuite avec l’émail des dents usé par l’acidité de leur vomi, l’œsophage voit son  épithélium se kératiniser, l’intérieur des joues est rongé et les glandes parotides et les ganglions sont gonflés car ils sont sur stimulés pour vomir, une hypochlorémie et une hypokaliémie peuvent être observées car l’élimination accrue de la salive empêche la réabsorption du chlore et du potassium. 

L’hyperphagie

Contrairement à la boulimie, ceux qui sont atteints d’hyperphagie ne mangent pas pour compenser quelque chose. Ils sont incapables de ressentir la satiété et ont faim en permanence donc consomment beaucoup plus que ce qu’ils ne dépensent. Ce trouble peut conduire au surpoids et à l’obésité qui amèneront des risques de maladies cardiovasculaires.  

Le pica

Les personnes qui en sont atteintes éprouvent un besoin de mâcher et manger des substances non comestibles. Ce comportement se voit chez les enfants avant 3 ans qui sont dans un processus d’apprentissage et d’expérience. Les adultes qui continuent ce comportement peuvent le faire par choix, par dépit (famine amenant une carence en zinc et en fer) ou à cause de leur état mental. Ce trouble peut faire suite à une boulimie pendant l’adolescence

L’orthorexie

Les personnes atteintes ne mangent que la nourriture jugée saine. Elles excluent tout ce qui est bonbons, gâteaux, biscuits, glaces, alcool… et mènent une alimentation saine et irréprochable. Elles sont intransigeantes et ne se permettent aucun écart. Contrairement aux anorexiques, elles n’ont pas de problème avec la quantité. Elles adoptent ce régime alimentaire pour leur santé plutôt que pour leur poids.

L’alimentation sélective

Elle apparaît chez les jeunes enfants qui sont dans un processus de construction. Lorsque ceci persiste à l’âge adulte, nous sommes face à un trouble. Il ne s’agit pas de simplement d’un caprice mais d’un refus de manger un aliment quelconque, même lors de situation sociale parfois violente, par peur ou dégoût amenant au sevrage. La personne peut éviter un type de catégorie d’aliments (comme les fruits par exemple) ou une texture (aliments durs qu’il faut mâcher) ou des aliments à odeur forte car elles ont une phobie ou un traumatisme. Il n’est pas possible pour elles d’en manger pour faire plaisir ou maintenir une bonne étiquette lors des repas en communauté. Certains iront jusqu’à stimuler une allergie ou une intolérance pour éviter cet aliment.

Le mérycisme

Ce trouble touche en général les nourrissons garçons de 5 à 10 mois, il devient un trouble du comportement alimentaire s’il persiste ou apparaît chez les adolescents et les adultes. Il consiste à volontairement régurgiter la nourriture déjà avalée alors que le repas est déjà passé, la mâchouiller puis la manger une nouvelle fois. À long terme, il y a le développement d’un reflux gastro-œsophagien et une hernie œsophagienne.  

Nos conseils

Comme dit dans le disclaimer, nous ne sommes pas médecin. Si tu es dans l’une de ces situations ou si tu connais quelqu’un dans cette situation, n’hésite pas à faire appel à un professionnel. Tu peux d’ailleurs entrer en contact avec un professionnel si tu souffres de boulimie ou d’anorexie en appelant ce numéro de téléphone : 067 22 21 20. Il ne s’agit pas seulement de reprendre du poids ou en perdre pour être sur la courbe physiologique du BMI. Il s’agit de ta santé et de ton bien être. Il faut un esprit sain dans un corps sain. Lorsque tu auras appris à t’accepter et à t’aimer comme tu es, les choses iront mieux. Des professionnels te tendent leur main. Consulte ton médecin traitant et il vous enverra vers des spécialistes. Ce n’est pas une honte d’être malade, ce n’est pas une honte de ne pas penser comme tout le monde, ce n’est pas une honte de demander de l’aide. Tu n’as qu’un corps et il t’accompagnera toute ta vie alors essaie d’en prendre soin et donne lui beaucoup d’amour. Ne sous-estime pas tes problèmes, fais-toi écouter et prends soin de vous

Sources :

  • https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_des_conduites_alimentaires
  • https://phobie-alimentaire.fr
  • https://psychotherapie.ooreka.fr/astuce/voir/750185/merycisme

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Écrit par Yen Nguyen

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