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J’ai discuté avec mon coloc #8 : l’aromantisme

« J’ai discuté avec mon coloc », c’est quoi ? C’est la rubrique dédiée aux opinions, billets d’humeur, coups de cœur et coups de gueule des étudiants. Pour chaque « J’ai discuté avec mon coloc », on aborde une thématique sous la vision d’un étudiant de Belgique francophone. Tu es étudiant·e et tu voudrais parler d’un sujet en particulier ? Contacte-nous.


Parfois, quand on est étudiant, on dort assez tard : on pense à pleins de choses, et on n’a pas envie de dormir. C’était le cas, avec moi et mon coloc. On a commencé à parler, au beau milieu de la nuit, nous lançant dans ce genre de discussions qui semblent être un rêve fiévreux. On s’est mis à parler de sexe et d’amour, entre autres. Il m’a avoué n’avoir aucun intérêt à être en couple ou à tomber amoureux avec qui que ce soit. C’est comme ça qu’on s’est mis à discuter d’aromantisme.

Tu te poses toujours des questions quant à ton orientation romantique et tu te demandes pourquoi tu ne tombes jamais amoureux.se ? Va checker notre article ! 

L’aromantisme, ou le manque de sentiments romantiques

Le nom est assez équivoque : être aromantique, c’est tout simplement ne ressentir aucun sentiment amoureux, peu importe le genre/sexe de la personne concernée. Le terme est à dissocier du mot « Asexuel » qui, lui, désigne les personnes n’ayant aucun intérêt à s’investir dans une relation sexuelle, quelle qu’elle soit.

Mon coloc me le précise bien : il peut avoir des relations sexuelles, les apprécier. Il peut passer de bons moments avec les autres, ami.e.s ou étrangers. Mais il ne ressent juste aucun attachement romantique. Cela ne veut bien sûr pas dire que la personne aromantique manque d’émotions ou de sentiments. Elle n’a simplement pas de besoin ou d’envie de se mettre en couple, de partager des moments intimes avec quelqu’un d’autre. Pour mon coloc, le célibat lui convient très bien et il sait ce qu’il veut.

Bien évidemment, comme toutes les orientations sexuelles, l’aromantisme consiste en un spectrum, d’où les sensibilités varient. L’aromantisme de l’un sera différent de l’aromantisme d’un autre. Chaque personne est différente et possède un parcours différent. Mon coloc, lui, a trouvé le sien. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Et, surtout, ça peut prendre du temps.

Se découvrir dans un monde où la romance prime

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, la romance est une partie de la vie très médiatisée et importante. Des romances, des histoires d’amour, on en voit partout : dans les films, les séries, les livres, les documentaires, les publicités, dans l’histoire, dans la rue, au cinéma, à l’université. Dans toutes les étapes de la vie, nous sommes témoins d’histoires romantiques diverses, que ce soit entre hommes, entre femmes, ou entre homme(s) et femme(s). 

Il est difficile, de nos jours, de ne pas faire attention à l’amour qui vole dans l’air. Encore aujourd’hui, de gros succès littéraires ou cinématographiques contiennent de la romance. Prenons par exemple Star Wars, Titanic, Indiana Jones, Matrix… Tous ces films, bien qu’appartenant à des genres différents, représentent tous, d’une manière ou d’une autre, une romance au sein de l’intrigue.

Et je ne parle même pas de la romance au quotidien. Quand on discute avec ses ami.e.s, inévitablement, le sujet de la romance tombe. Et c’est normal : on se questionne au fur et à mesure qu’on grandit. Quel est mon type d’homme/de femme ? Quelle est mon orientation sexuelle ? Quelles sont les qualités que je veux retrouver chez mon/ma partenaire ? Est-ce que je veux être en couple avec une seule personne ou plusieurs ?

Mais, parfois, la réponse à cette question est très simple : “je n’ai jamais eu de crush, et je ne suis pas intéressé.e. ». Mais comment aboutir à cette conclusion, quand tout mène une personne à vouloir être en couple?

Avec toutes ces questions posées à répétition, on peut se sentir mal dans sa peau quand on est célibataire, surtout parmi son groupe d’amis

Rentrer dans le moule au risque d’être malheureux ou être heureux et se battre contre les clichés

L’aromantisme est une orientation romantique encore très méconnue et très peu représentée. Si la représentation des LGBT+ est assez lente, celle des aromantiques est pratiquement inexistante. Dire “Je ne veux pas être en couple” ou “Ce n’est pas mon genre d’être amoureux.se”, ça peut être mal vu, de plein de façons.

Premièrement, pour la raison citée plus haut : c’est une singularité assez peu connue. On ne croise pas souvent des personnes aromantiques, donc on en connaît pas assez : les gens se mettent à stigmatiser plus vite, ou à voir ça comme une “anomalie”, bien que ça n’en soit absolument pas une. 

Deuxièmement, pour beaucoup de gens, à tort ou à raison, une relation romantique est essentielle pour atteindre le bonheur. C’est le schéma typique : couple, mariage, enfants, maison avec voiture et labrador. En bref, tout le pack. Mais, pour d’autres, la définition du bonheur ne pouvait pas être plus éloignée. Alors, dans ces moments, on fait face à du jugement, à des préjugés, au fameux “Oui mais ce n’est qu’une phase, tu vas changer avec le temps”. Mais ce n’est pas forcément le cas, et l’aromantisme doit être accueilli comme ce que c’est : une simple orientation romantique comme une autre

En conclusion, peu importe ton orientation romantique ou sexuelle, tant que tu es heureux.se et que tu ne fais du mal à personne, ni à toi-même, fais ce qui te plaît et sois qui tu as envie d’être. Il n’y a pas de meilleur moyen d’être heureux dans la vie qu’en s’acceptant et en s’aimant à sa juste valeur. C’est très cliché, mais tu peux essayer. Ça marche à tous les coups. 

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Écrit par Lisa B.

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