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Premier date ou premier emploi : les ressemblances

@Pexels - Karolina Grabowska

De temps en temps, je l’avoue, je suis happée par les titres putes à clic des magazines féminins qui expliquent les nouveaux phénomènes de rencontres sur Internet. En lisant l’un d’entre eux, je remarque à quel point la description qu’ils en font me parait similaire à ce que je vis …. dans la recherche d’un travail. 

La news est choquante. En amour comme … , non pas à la guerre mais au travail, les phénomènes sont les mêmes. 

Parce que oui, trouver un travail c’est autant la galère que trouver l’amour. 

Laissez-moi vous expliquer mes mésaventures de lovers  et d’employeurs.  

En amour, comme au travail 

Vous savez ce qui est le plus dur lors de la recherche d’un emploi et, parallèlement, lors de la recherche de l’amour ? Ce sont les faux espoirs, les faux plans qu’on te donne ou qu’on te met. 

Posons l’hypothèse que répondre à une offre d’emploi est comme envoyer le premier message à notre blind date trouvé par louvain la mour, ou au gars qu’on a matché sur Tinder

Qu’attendons-nous en retour ? Je vous le donne en mille : une réponse. C’est simple, c’est basique : un message/ un mail envoyé égale un message/ un mail reçu. 

Le vent amoureux, la non réponse d’un employeur

Nous pourrions juste féliciter ces entreprises qui répondent à l’envoi de notre candidature, et être supra heureux.se que notre blind date réponde à notre message. (Ce qui représente seulement 20% des employeurs (oui, je tiens un excel) et +/- 50% des potentiels lovers) . Moi, je trouve que répondre, c’est normal. Doit-on féliciter la normalité ? Doit-on remercier notre match de ne pas nous avoir mis un vent ? 

Si notre candidature est spontanée et que l’entreprise n’a rien demandé, je peux comprendre la non réponse. Au même titre, le vent peut être justifié si on reçoit un message random sur Facebook par quelqu’un qui nous y a repérés alors qu’on n’avait montré aucun intérêt (« molo polo, on n’est même pas ami man »)

Cependant, dans ces cas-ci, l’entreprise recherche un profil et demande à ce qu’on lui envoie une candidature. Le match Tinder a montré que les deux parties étaient consentantes, voire même demandeuses, pour échanger une conversation. Louvain la mour a mis en lien deux personnes qui étaient à la recherche des mêmes choses et qui se correspondaient. Alors pourquoi autant de non réponses ?

Vous me direz peut-être que les entreprises n’ont pas de temps à perdre. Comme si les chercheurs d’emploi, eux, en avaient (ben oui, logique, on est au chômageeuh, rectification, en stage d’insertion professionnelle). Et pourtant, nous mettons un temps considérable à chercher, à rédiger, à relire, à s’angoisser pour, au final, oser envoyer notre candidature. On connait tous également ce stress d’envoyer le premier message : « Est-ce que je fais simple ? Non mais attends… si je marque juste un « coucou ça va ? », iel ne va jamais me répondre. Je vais plutôt parler de la photo où iel est sur la plage. Non, en soi, ça peut paraitre un peu trop osé ». La lettre de motivation sera bien plus réfléchie que le premier message, cependant il est aussi calculé ! 

Il est donc difficile, et ce malgré plusieurs relances, de ne pas avoir une réponse tant des lovers que des employeurs. Le « NON » est tellement plus doux que l’indifférence. 

Mais je peux encore comprendre, voire, pour ma part, pardonner cette indifférence. Ils n’ont pas de compte à nous rendre. Nous ne sommes pas réellement en relation directe avec eux. 

Breadcrumbing, gosthing en amour et au travail 

Là où je ne pardonne pas, ce sont les entreprises et les lovers qui pratiquent le ghosting ou encore le breadcrumbing. Termes généralement utilisés dans la thématique des relations amoureuses, mais qui, vous allez le voir, s’appliquent également au monde professionnel (d’où cet article, logique). 

Le ghoster serait celui qui nous accorde un premier entretien /un premier date, qui se passe bien et puis … plus rien. Comme on le dit en bon belge :  il ne nous redit jamais quoi. Il ne répond plus ni à nos messages / mails, ni à nos appels. 

Le breadcrumber, quant à lui, serait celui qui nous donne des petites miettes de pain (d’où son nom) afin de nous nourrir d’espoir et de nous garder sous le coude. C’est celui qui reste en contact avec nous sans pour autant jamais nous dire clairement ce qu’il en est. 

Ces pratiques de lovers et d’employeurs sont irrespectueuses. 

Après un rendez-vous, nous attendons sagement le petit message de récap et le « merci pour la soirée ». Après un entretien, nous restons accroché.e.s à notre téléphone le jour où il était censé nous recontacter. Après quelques semaines de discussion par message, nous nous attendons à ce qu’il réponde encore. Il n’est pas question d’obligation à nous embaucher, mais que les ressources humaines nous considèrent juste comme des humains, en nous informant qu’il n’y aura pas de suite avec nous. De la même façon qu’il n’est pas question de forcer les lovers à rester dans une relation qui ne leur convient pas ou dans laquelle ils ne veulent pas s’engager, mais simplement d’informer l’autre partie de leurs intentions. 

Vous ne trouvez pas ça drôle que des univers si différents, l’un personnel et l’autre professionnel, se ressemblent si fort ? J’ai été troublée par cette ressemblance et déçue de nombreuse fois dans les deux cas

Comment garder espoir ? Regardez tous les couples qui nous entourent et les tonnes d’entreprises avec leurs tonnes d’employés qui fondent notre économie. Visiblement, il n’y a pas que des lovers et des employeurs metteurs de vents, goshters ou breadcrumbers. A nous de chercher l’entreprise et l’amour que nous méritons. Dans tous les cas, bonne recherche de l’Amour avec un grand A et d’un Travail avec un grand T.

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Écrit par Guiot Orlanne

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