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Pourquoi faire des études quand on est un espoir sportif ?

@Pexels - Budgeron Bach

Après la rhéto, il arrive que certains étudiants qui pratiquent un sport à haut niveau soient coincés dans une situation délicate. Ces étudiants, qui ont statut de “espoir” dans leur club respectif, n’ont pas la garantie de faire de leur sport leur métier définitif. Mais alors, comment s’assurer un bon avenir ? Bien sûr il y a les études, en prévoyant qu’il faut les combiner avec le sport en question. Kotplanet a rencontré Jonas, un ancien cycliste pro qui nous a partagé son expérience et ses conseils

Les études comme une sécurité

Jonas est cycliste depuis le plus jeune âge. Il a très vite eu l’opportunité de rejoindre un club dans les hautes sphères du vélo. Autant dire que ça ne rigolait pas ! Malgré tout, il a pris la décision d’entamer des études en même temps que son parcours sportif. Une décision qui faisait office de sécurité. “Quand j’ai commencé les études, je savais que je passais chez Lotto Soudal U23. C’était une des meilleures équipes belges. Donc je savais que ça allait prendre une grosse partie de mon temps, mais j’ai quand même choisi d’aller à l’école pour être sûr”. Être sûr d’avoir un diplôme, un bagage supplémentaire au cas où le passage en pro ne se poursuit pas. C’est aussi indispensable pour la suite d’une carrière sportive, qui se termine bien souvent après quelques années seulement.

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Les difficultés rencontrées

Être un espoir dans un club signifie qu’il faut aussi s’investir pour pouvoir continuer sur cette lancée. Et c’est pareil pour réussir ses études ! Quelques difficultés surviennent alors pour celui qui compile les 2. Ce qui a marqué le plus Jonas, c’est surtout le manque d’entraînement : “J’ai dû prendre un kot pour suivre mes études et je me suis retrouvé à vivre sur Tournai donc j’ai dû me débrouiller seul, surtout en ce qui concerne l’entraînement. Je devais donc sacrifier les entraînements par équipe qui sont pourtant très importants”. Et à l’inverse, les obligations sportives peuvent aussi empiéter sur les cours. Jonas explique qu’il a privilégié les cours plutôt que le sport, pour finir au plus vite. “Malgré ça j’ai dû sécher pas mal, m’arranger souvent avec des profs pour déplacer des stages pour pouvoir gérer le vélo. En soi, j’ai fait 4 ans au lieu de 3 car il y a une demi-année où je n’ai rien fais à cause de mes stages de vélo et je n’ai pas pris de cours”. 

L’heure de passer pro

Lors de sa dernière année de cours, Jonas a décroché un contrat professionnel. Ce qui était un soulagement au niveau du temps, mais aussi et surtout pour le côté financier. “Tu passes de rien ou presque rien à un salaire qui monte au moins jusqu’au salaire minimum. Dans la majorité des cas, quand tu es espoir, tu vas encore à l’école et tu travailles à côté car tu ne sais pas vivre du vélo en tant que prometteur. Ce qui fait que quand tu passes pro, tu n’es plus obligé de travailler”. Mais il ne faut pas se réjouir trop vite, car d’autres contraintes s’ajoutent à la vie étudiante. “En pro, la saison des courses commencent plus tôt, finissent plus tard et sont plus longues. Les déplacements à l’étranger sont également plus nombreux. Ça devient donc beaucoup plus compliqué de suivre les cours, mais à force de travail j’ai fini par réussir”. Aujourd’hui, Jonas n’est plus professionnel à cause de blessures à répétition (les croisés, tu connais). Mais grâce à son diplôme, il a su prendre la balle au bond et ouvrir sa propre entreprise informatique. Un nouveau départ pour Jonas qui peut tracer sa route, même sans vélo !

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Écrit par Robin R

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