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La précarité menstruelle n’est pas un mythe

@Pexels - Anna Shvets

Je lisais à voix haute un article qui parlait de la mobilisation des jeunes MR pour lutter contre la précarité menstruelle quand soudain, mon coloc me dit : “Mais je comprends pas, la précarité menstruelle, c’est quand vous avez pas assez vos règles ?”. Après une bonne barre de rire, je me suis rendu compte à quel point ce problème était méconnu. 

Au cas où, kotplanet vous donne ses conseils si vous avez des règles douloureuses. 

Qu’est-ce que la précarité menstruelle ?

La précarité menstruelle est la difficulté pour les personnes menstruées (c’est-à-dire qui ont leurs règles) de se payer des protections hygiéniques. Parce que oui, en plus de devoir supporter Dame Nature chaque mois, nous devons aussi en supporter le coût. L’intimité a donc un prix et pour certain.es d’entre nous, c’est hors budget. À  la fin du mois, certain.es devront choisir entre déguster un plat de pâtes au ketchup avec une tache de sang sur leur pantalon ou avoir leur culotte propre et avoir la dalle. 

En plus d’enlever la dignité et l’intimité, la précarité menstruelle entraîne des conséquences graves comme le décrochage scolaire, l’absentéisme au travail ou encore des problèmes de santé. La non accessibilité aux protections hygiéniques pour toutes est une injustice sociale discriminant les personnes menstruées. 

Vous exagérez, c’est pas si cher que ça…. 

 Nous estimons qu’une personne menstruée a 500 fois ses règles durant sa vie. Et en moyenne le prix mensuel qu’elle doit dépenser en protections périodiques varie entre 5 et 15 euros selon la cofondatrice de BruZelle. Je fais le calcul pour celleux nul.les en math. Cela représente un coût total qui varie entre 2500 et 7500 euros. (Hé oui tout ça).  

Un début : la fin de la taxe tampon. 

Jusqu’en 2018, les protections hygiéniques étaient taxées à 21%.  Autrement dit, elles n’étaient pas considérées comme un bien de première nécessité. (C’est vrai qu’on n’a qu’à mettre 3 bouts de papier toilette dans notre culotte et le tour est joué. C’est ironique bien évidemment). Aujourd’hui, heureusement, nous ne payons plus que 6% de taxe.

Mais, et si nous voyons encore plus grand ? Et si les protections hygiéniques devenaient gratuites ? Inspirée sans doute par l’Écosse, qui est le premier pays au monde à fournir gratuitement les protections périodiques, la France a récemment décidé de mettre à disposition des serviettes et des tampons gratuits dans toutes les écoles. 

La Belgique a débloqué un budget de 200 000 euros pour lutter contre cette précarité menstruelle. Cet argent servira à financer des actions de terrain comme faire de la sensibilisation ou encore fournir des protections hygiéniques aux femmes qui sont le plus dans le besoin. Mais honnêtement, j’en veux plus encore ! Chaque personne menstruée mérite de garder son intimité et sa dignité. Tous les bâtiments sont pourvus de papier toilette, alors pourquoi pas de serviettes ? 

Source 

RTS, Les protections périodiques gratuites en Ecosse, une première mondiale.

Alterecho. Précarité menstruelle : quand l’intimité féminine a un prix. 

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Écrit par Guiot Orlanne

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